Accueil Rachat de crédits Crise économique de 2020 : où en sommes-nous ?

Crise économique de 2020 : où en sommes-nous ?

La France est officiellement en récession de -13,8 % (INSEE) et pourrait l’être de -9 % en 2020. La crise économique mondiale provoquée par le Coronavirus Covid 19 promet d’être intense mais courte. Chaque semaine Emprunter Malin fait le point sur la situation, en allant chercher les résultats et projections d’organismes fiables.

Crise économique 2020 : qui est déjà en récession ?

D’après l’INSEE, le PIB (Produit Intérieur Brut) de la France a reculé de -13,8 % entre le 1er et le 2e trimestre 2020, par ailleurs d’autres pays sont dans la même situation.

Pour comprendre quels sont les pays actuellement en récession, il suffit de consulter le tableau des comptes nationaux de l’OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Économique). Ce tableau compare l’évolution du PIB de ses pays membres d’un trimestre à l’autre.

Au 2e trimestre 2020 on trouve de nombreux partenaires commerciaux de la France dans le rouge. Le PIB de l’Allemagne a ainsi fondu de -9,7 %, celui de la Belgique descend de -12,1 %, tandis que l’Espagne voit sa richesse nationale amputée de -18,5 %. En tout, le PIB de la zone euro a reculé de -11,8 %. Empêtrée dans un brexit sans accord, le Royaume-Uni subit une récession de -20,4 %.

La situation n’est pas non-plus brillante aux États-Unis. La gestion de la crise sanitaire par Donald Trump a fait chuter le PIB de -9,2 % en 3 mois.

Heureusement la reprise économique est en marche. Pour preuve : la Chine a vu son PIB grossir de +11,5 % au 2e trimestre 2020.

Quel sera le bilan à la fin de l’année 2020 ?

Pour rappel, le produit intérieur brut d’un pays équivaut à son bénéfice, à savoir la différence entre ses rentrées d’argent (impôts et taxes, dividendes) et ses dépenses. D’après l’OCDE, au 2e trimestre 2020 le PIB de la France s’établissait à 2356 milliards de dollars.

Selon la Banque Centrale Européenne (BCE), le PIB de la zone euro devrait dégringoler de -8,7 % cette année. Il y a quelques semaines l’INSEE avait prévu -11 % pour la France, mais finalement l’institut national de la statistique révise ses prévisions à -9 % sur toute l’année. Au 3e trimestre le PIB français devrait rebondir de +19 % par rapport au second trimestre.

La Banque de France pense que la crise économique sera finalement moins forte que prévu, ce qu’elle fait savoir dans un communiqué paru le 14 septembre. Le PIB français ne devrait reculer que de -8,7 % cette année, et surtout rebondir de +7,4 % en 2021. Puis en 2022 si tout va bien, la croissance repartirait à +3 % et l’on se retrouverait ainsi dans la même situation qu’avant la parution du Covid-19 en Europe.

Selon le Fonds Monétaire International (FMI), la chute du PIB mondial se limitera à -4,4 % en 2020. Entre cette année et l’année prochaine, les richesses produites dans le monde auront baissé de 11 milliards d’euros.

Pour info : un autre indicateur de la santé financière d’un pays est le montant de  l’argent qui dort dans les coffres des banques.

Quelles sont les mesures pour endiguer la crise économique ?

Face à l’arrêt de l’économie mondiale, les banques centrales ont dû agir. Fidèle à son image, la Réserve Fédérale Américaine a sorti l’artillerie lourde. Au programme : rachat des dettes des entreprises, des banques, des villes, des agences gouvernementales, pour un montant illimité. Rien que pour les PME, la Fed a prévu un programme de soutien d’un montant de 2300 milliards de dollars.

De son côté, la Banque Centrale Européenne ne fait pas non plus dans la dentelle. Le 4 juin Christine Lagarde a annoncé rehausser son plan de sauvetage à 1350 milliards d’euros. Mais la BCE ne veut pas être la seule à mettre la main la poche. L’institution demande aux banques de ne pas verser de dividendes aux actionnaires jusqu’en janvier 2021.

L’Union Européenne s’est entendue pour mettre en œuvre un plan de relance historique de ses pays membres. Proche du principe de la mutualisation, les états se partageront 750 milliards d’euros afin de lutter contre la récession. Sur ce montant, 390 milliards d’euros seront remboursés par l’ensemble des 27.

Quelles vont être les effets de la crise économique pour les français ?

L’argent va donc couler à flots en zone euro. Or plus il y a d’argent, moins l’argent est cher. Au cours des 3 dernières années, ce phénomène a eut pour effet de faire baisser les taux des crédits à la consommation et les taux immobiliers.

Cependant et par tout un jeu de mécanismes, les taux des crédits bancaires dépendent du coût de la dette française remboursable à 10 ans. Or la récession mondiale aggrave le poids de la dette des états.

Alors que le 9 mars le contribuable français empruntait au taux négatif de -0,370 % sur 10 ans, le 15 octobre 2020 le coût de sa dette s’établissait à -0,334 %. Selon Laurent Saint-Martin, rapporteur général du budget à l’Assemblée nationale, la dette française pourrait s’élever à 121 % du PIB cette année.

Jusqu’ici il était donc difficile d’imaginer que les banques soient en mesure d’abaisser les taux de leur crédit. Et pourtant c’est ce qu’elles ont dû faire, face à une forte demande qui se heurte aux prix du m². Les taux immobiliers sont donc redescendus en septembre, il est probable que la tendance soit à la stabilité en 2020.

À partir de 2016 le faible coût de l’argent a boosté le marché de l’immobilier. Les prix se sont mis à décoller, toutefois l’histoire montre que la valeur de la pierre redescend en période de crise économique.

Cependant c’est tout le contraire qui a l’air de se produire. La crise de l’immobilier n’a pas eu lieu et n’aura pas lieu, les prix du m² pourraient continuer leur ascension cette année avec des différences plus ou moins marquées entre les villes.

Les chiffres du chômage annoncés par l’INSEE sont plutôt bons. Le nombre de personnes sans emploi aurait reculé à 7,1 % au 2e trimestre. Des chiffres difficilement compréhensibles, qui ne sont d’ailleurs pas du tout confirmés par la Banque de France.

Son directeur, François Villeroy de Galhau, pense que 800 000 emplois seront détruits cette année. La crise économique provoquée par le coronavirus devrait donc faire bondir le chômage à 11 % en début 2021, pour le réduire à 10 % d’ici à 2022, avec beaucoup de conséquences sur le revenu des ménages français.

Enfin, en période de crise économique le coût de la vie a tendance à baisser. En septembre l’inflation était nulle et il n’est pas impossible que les prix baissent au cours des prochains mois. Ils remonteront peut-être en 2021 lorsque la croissance française fera son grand retour.

L’effet de la crise économique sur la bourse et l’or

En 2019 l’indice CAPE (Cyclically Adjusted Price to Earnings) développé par le prix Nobel d’économie Robert Schiller pointait du doigt le danger d’une bulle boursière. Pour faire simple, plus cet indice est élevé et plus le danger d’un éclatement de la bulle financière est proche.

Le 15 octobre 2020 L’indice CAPE est à 31,85 soit au-dessus de son niveau du Black Monday de 1987. Traduction : les efforts des banques centrales font redémarrer les places boursières vers leurs niveaux d’avant coronavirus, avec risque d’une crise financière.

Au final le 08 octobre 2020 le Dow Jones américain n’était plus qu’en recul de -0,16 % par rapport au 1er janvier, le CAC 40 accusait -19,08 % tandis que le Dax allemand se situait à -4,12 %.

C’est dans ce contexte que le cours de l’or a battu son record le 05 août, pour atteindre 2063 US$ l’once (28,35 g). Le 15 octobre il était redescendu à 1904 US $.

Il est en progression de 25 % depuis 1 an avec des hauts et des bas, son ascension prendra fin lorsque les investisseurs considéreront que le pire est derrière nous.

Fabien Belleinguer

Fondateur, administrateur et éditeur du site emprunter–malin.com, titulaire d'un bac de comptabilité (G2) obtenu en 1987. Blogueur sur les thèmes de l'argent et des assurances des particuliers depuis 2012, je choisis mes sources pour la pertinence de leurs chiffres et les analyse en toute indépendance. Pour les prix de l'immobilier : notaires, baromètre LPI SeLoger, baromètre FPI. Pour les taux des crédits : Banque de France, observatoire CSA/Crédit Logement.

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Lylly
27 avril 2020 18 h 24 min

Bonjour qu’en est il des bourses étudientes ? Je veux dire est ce qu’on pourra continuer à se créer un avenir ?

chapron sylvie
17 avril 2020 20 h 25 min

bsr serait ce que si la crise attendue arrive l’immobilier va s’écrouler complètement ou l’inverse ,qu’en ait il pour les transactions immobilières en cours?n y aura-t- il plus de garantie pour l ‘argent placé par exemple sur1assurance vie et celui -ci serait -il bloqué ou est ce qu’il y aura1plafond… Lire la suite »

christqui
14 avril 2020 15 h 16 min

Bonjour Sur le point de partir en retraite (fonctionnaire de la FPH), je suis inquiète de la situation économique actuelle. En effet si récession il y a , les retraités seront certainement mis à contribution, et d’un autre coté attendre pour prendre sa retraite n’expose t’il pas au risque de… Lire la suite »

Alessandra
9 avril 2020 13 h 13 min

Bonjour, Je suis en train de quitter pour emploi salarié par rupture conventionnelle pour création d’entreprise prévue en 2021. Je n’ai pas encore obtenu les financements nécessaires à mon prévisionnel. Dans les conditions actuelles, avec une crise économique à venir, pensez-vous que les banques s’engageront à prêter aux créateurs ?… Lire la suite »

Delecluse
1 mars 2020 21 h 34 min

Comment protéger une tresorerie d’entreprise très positive face au risque imminent d’une importante crise économique mondiale ?

Gibaud gilles
7 juin 2019 21 h 45 min

comment protéger notre liquidité en banque ,à partir de quelle somme nous avons des garanties par banque