Accueil Consommation Voiture essence ou diesel, que faut-il acheter aujourd’hui ?

Voiture essence ou diesel, que faut-il acheter aujourd’hui ?

mise à jour: 14 janvier 2019
Choix de carburant à la pompe à essence

Il n’y a pas si longtemps, les conducteurs susceptibles de passer beaucoup de temps sur les routes avaient intérêt à acheter un véhicule diesel. Cette époque est révolue, le prix à la pompe est en train de s’aligner sur celui de l’essence. Il sera peut-être alors difficile pour celui qui achète une voiture diesel aujourd’hui, de la revendre à bon prix dans 5 ans.

Le point sur la différence de prix entre gazole et Super sans plomb

C’est dans un hypermarché à Marseille que l’on trouve le gazole le moins cher des Bouches-du-Rhône. Le site comparatif des prix des carburants de l’État l’affiche à 1,332 € le litre contre 1,459 € de SP 98 dans la même station. Une différence de 0,12 €/litre seulement.

En Seine-Saint-Denis, l’une des stations les moins chères se trouve à Neuilly-sur-Marne. On y propose du diesel à 1,379 € et du super sans plomb à 1,469 €. L’écart se réduit à 0,9 €/litre.

Et si l’on se rend dans les départements les moins peuplés de France, que l’on quitte les grands axes et les métropoles, on tombe sur des stations-service qui proposent quasiment le même prix pour le diesel et l’essence. Au hasard de nos recherches, nous tombons sur une station-service indépendante sans enseigne, proche de Moux en Morvan dans la Nièvre. Son gérant propose du gazole à 1,43 € et du SP95 à 1,47 €.

La différence de prix entre le diesel et l’essence se resserre, et les conducteurs s’en aperçoivent. Le Comité des Constructeurs Français d’Automobiles (CCFA) constate que les véhicules diesels représentent 39 % des ventes de voitures personnelles en 2018. En 2017 ils pesaient pour 47 %, et même pour 67 % en 2013.

Essence ou diesel, qu’est-ce qui se vendra le mieux ?

Prenons l’exemple d’un ingénieur cherchant à acheter une voiture neuve. Son travail l’amène à se déplacer plusieurs fois par semaine sur les routes de France, il se tourne donc vers un véhicule diesel afin de minimiser ses frais de carburant.

Il choisit un crédit auto sur 60 mensualités, s’installe au volant et prend la route. Nous sommes à la fin février 2019. Quelques mois plus tard la taxation sur le gazole augmente, tandis que celle sur l’essence diminue. Même scénario les années suivantes jusqu’à ce que notre ingénieur ait complètement remboursé son prêt auto.

C’est le moment qu’il choisit pour vendre sa voiture entièrement payée, afin de s’en racheter une neuve. Mais nous sommes en 2024 et l’Union Européenne a progressivement rehaussé les plafonds de pollution du diesel. Désormais il n’y a plus de différence de prix à la pompe.

Ainsi les voitures diesel, plus chères à l’achat, ne présentent désormais plus aucun avantage financier. Conclusion : son véhicule perd de la valeur, il est forcé de le vendre au rabais ou de le mettre à la casse pour percevoir une prime.

Quand la technologie privilégiera les véhicules électriques

Il est fort probable que le public se désintéressera de plus en plus des moteurs fonctionnant au diesel. Polluants à cause des particules fines, de moins en moins intéressants à cause de la remontée des taxes, la valeur de revente devrait être fortement diminuée.

Ce ne sera pas un problème pour celui qui a choisi la LOA plutôt que le crédit auto, il lui suffira de rendre la voiture au loueur et de s’en frotter les mains. En revanche celui qui aura choisi le crédit auto ne pourra pas espérer tirer un bon prix de ce véhicule, désormais pointé du doigt par la population automobiliste.

Pour autant les voitures dites propres sont encore chères à l’achat, malgré le bonus écologique de l’État. Les voitures électriques ne représentent donc que 1,43 % des ventes de véhicules particuliers neufs en 2018.

Leur essor devra attendre le développement d’infrastructures, telles que la fameuse route solaire de Bouygues. Une expérience en cours sur 18 m de rue dans le centre de Châlons-en-Champagne a permis de produire 300 kWh en juillet (source France 3 régions).

Mais surtout, une firme suédoise teste eRoadArlanda, une route solaire capable de recharger les voitures électriques par induction, tout en roulant. Si effectivement cette avancée technologique se concrétise, qui voudra d’une voiture à essence ?