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Que peut-on financer avec un prêt épargne logement (PEL) ?

mise à jour: 24 janvier 2019
Utiliser un PEL pour acheter un logement
Le PEL reste un bon produit d'épargne.

Si le taux d’intérêt du PEL (Plan Épargne Logement) est bien au-dessus de ce que proposent les banques, l’épargne constituée peut servir d’apport personnel. Son succès ne se dément d’ailleurs pas auprès du public, qui continue de s’en servir. Voici ce que l’on peut acheter avec le prêt immobilier du PEL, et sa comparaison avec une assurance-vie en support euros.

Quel logement peut-on acheter avec un prêt épargne logement ?

Le droit au crédit obtenu via l’épargne d’un PEL, doit être destiné à la résidence principale. Le titulaire peut utiliser un prêt épargne logement pour une maison ou un appartement, neuf ou ancien, ou en État de futur achèvement (VEFA). Mais il peut également s’en servir pour financer des travaux destinés à l’amélioration d’un habitat.

Toutefois les fonds ne doivent pas être utilisés pour un logement voué à être mis en location. Le prêt épargne logement doit servir à financer un projet relatif à la résidence principale du bénéficiaire.

Pourquoi le taux du PEL est-il si élevé ?

Lorsque le dispositif fut lancé en 1986, il s’agissait de permettre aux ménages de devenir propriétaires dans un contexte où les taux immobiliers étaient élevés. À cette époque l’idée était donc de proposer un livret d’épargne, qui après avoir accumulé un certain nombre d’intérêts, permettait d’emprunter à taux préférentiel.

Mais aujourd’hui la moyenne des taux immobiliers est à 1,40 % sur 20 ans (source : CSA/Crédit Logement octobre 2018). Le plafond de taux du prêt épargne logement situé entre 6,32 % et 2,20 % est donc obsolète. Dans ce contexte il peut être plus intéressant d’utiliser le capital accumulé en guise d’apport personnel.

Faut-il toujours ouvrir un plan épargne logement ?

Depuis le 1er août 2016, le taux de rémunération du PEL est de 1 %. On est loin des 2,5 % que procurait le dispositif de 2003 à 2015. C’est qu’entre-temps l’inflation a clairement chuté, se transformant même pendant quelque temps en déflation.

Depuis que les effets de la crise de 2008 se sont propagés, il était mécaniquement impossible de proposer une rémunération intéressante sur une épargne réglementée. Toutefois le contexte semble être différent aujourd’hui. La hausse du coût de la vie telle que calculée par l’INSEE, pointe à +2,2 % en octobre 2018.

Pourtant le succès du PEL ne se dément pas. À la fin août 2018 la Banque de France enregistrait 272,6 milliards d’euros de dépôts sur cette épargne.

Match PEL contre assurance-vie

Prenons l’exemple d’un couple dont la capacité d’épargne est de 300 €/mois. S’il dépose cette somme sur un PEL à 1 %, en 5 ans il disposera d’un capital de 18100 € après prélèvement forfaitaire de 30 %.

Mais les assurances-vie en support euros ont atteint 1,80 % de rendement en 2017. Si ce couple choisit l’assurance-vie en support euros et en admettant que le rendement soit de 1,8 %, le capital restant sera de 18 650 € environ. Le plan épargne logement pourrait donc perdre de son intérêt auprès du grand public si son taux de rémunération n’augmente pas.

En revanche les particuliers qui possèdent déjà un PEL ont intérêt à le conserver. Plutôt que de souscrire le prêt immobilier qui va de pair, ils ont peut-être mieux fait de retirer le capital afin de l’utiliser à titre d’apport personnel. La présence d’une épargne permettra à la banque de ne pas prêter à 100 %, et donc de considérer l’opération comme moins risquée. L’emprunteur pourrait alors obtenir un taux d’intérêt plus avantageux.

Fabien Belleinguer

Fabien Belleinguer

Éditeur chez Emprunter-Malin.com
Blogueur sur les thèmes de l'argent et l'immobilier depuis 2012, je suis radin, suspicieux, mais toujours poli. Autodidacte, je choisis mes sources d'information avec soin et les analyse en toute indépendance.
Fabien Belleinguer