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Prêt immobilier : les seniors préfèrent les longues durées

L'emprunteur peut avoir plus de 70 ans à la fin de son prêt immobilier.

Les banques ont toujours apprécié le prêt immobilier pour seniors, certaines d’entre elles acceptant même des remboursements jusqu’à l’âge de 75 ans. Il y a 2 ans encore les 55 ans et plus préféraient les courtes durées, mais la baisse des taux a tout changé. Désormais plus de la moitié d’entre eux choisit des durées moyennes, certains emprunteurs de plus de 65 ans n’hésitant pas à dépasser les 15 ans de remboursement.

Le prêt immobilier pour seniors majoritairement de 10 à 15 ans

Les chiffres du 2e trimestre concernant l’activité de la société de caution Crédit Logement, confirment un phénomène en marche depuis le début de l’année. Alors que 32,9 % des contrats de prêt immobilier pour la tranche d’âge de 65 ans et plus étaient souscrits sur moins de 10 ans il y a 2 ans, en 2016 cette proportion chute à 22,4 %.

Car désormais 53,1 % des emprunteurs de plus de 65 ans choisissent des crédits sur 10 à 15 ans. Plus incroyable encore, la part de contrats souscrits sur des durées de 15 à 20 ans, augmente à 19,9 % en 2016.

Quant aux jeunes seniors de la tranche d’âge des 55 – 65 ans, ils n’hésitent pas à s’engager sur de plus longues durées. Ils sont désormais 10,2 % à rembourser leur nouveau prêt immobilier sur 20 à 25 ans, alors qu’ils n’étaient que 7,8 % il y a 2 ans. S’ils choisissent toujours majoritairement les durées de 10 à 15 ans (41,3 %), plus d’1 emprunteur sur 3 remboursent sur 15 à 20 ans (36,7 %).

Les jeunes seniors aussi se détournent des crédits immobiliers sur moins de 10 ans, ils ne sont plus que 10,9 % à en souscrire, contre 16,3 % auparavant. L’explication est simple : ils veulent profiter de leur retraite en gagnant pouvoir du d’achat.

De meilleurs taux pour les seniors

À la fin 2014, l’INSEE recensait 58 % de ménages propriétaires. Or, les personnes de plus de 50 ans représentent plus de 43 % des heureux élus qui possèdent leur propre résidence principale. Autant dire que plus d’1 senior sur 2 est propriétaire, et la plupart du temps il a entièrement effectué ses remboursements.

Les seniors sont donc principalement des secundo accédants, disposant par conséquent d’un important apport personnel obtenu en revendant leurs logement actuel. Les banques leur prêtent donc une somme d’argent bien inférieure au montant de la garantie hypothécaire, ce qui diminue le risque qu’elles prennent, et par conséquent le taux qu’elles accordent.

Pour calculer ce taux au plus précis, l’observatoire CSA/Crédit Logement découpe la population des emprunteurs en 4 quartiles. Le 1er quartile exprime les meilleurs profils, ceux qui en juin dernier ont pu obtenir en médiane 1,41 % sur 20 ans, ou encore 1,17 % sur 15 ans. Pour être encore plus précis, cela signifie que la moitié des emprunteurs a bénéficié d’un taux au-dessus, et l’autre moitié en dessous.

Eu égard à un apport important, ainsi que des revenus en phase d’être pérennes à l’approche de la pension de retraite, le prêt immobilier pour senior se situe généralement dans le 1er ou le 2e quartile.

Ils quittent leur maison pour s’installer en appartement

Les baby-boomers ont profité d’aides de l’État pour devenir propriétaire d’un pavillon de banlieue. La plupart ont un étage, qu’il deviendra difficile de grimper à l’avenir. Progressivement, les plus de 65 ans vendent leur maison pour acheter un appartement en centre-ville, plus proche des commodités et des services.

Pour absorber la différence ils ont recours au crédit immobilier, en profitant de conditions avantageuses. Un acheteur peut ainsi viser un confortable appartement de 400 000 €, qu’il finance en grande partie avec le fruit de la vente d’une maison de 300 000 €. En comptant les frais d’achat, il devra emprunter 140 000 €. S’il possède un bon profil et si sa banque lui accorde le taux de 1,17 % sur 15 ans du meilleur quartile, ses mensualités seront de 849 €, hors assurance.

Les banques et le prêt immobilier pour seniors

Les banques aiment cette clientèle qui dépense peu, tient parfaitement ses comptes et dispose même d’une épargne à déplacer dans leurs coffres. La plupart d’entre elles acceptent de leur prêter jusqu’à l’âge de 70 ans, d’autres s’avancent même jusqu’à 75 ans. Généralement, elles leur demandent de domicilier leurs revenus dans l’une de leurs agences.

Le problème le plus souvent rencontré se situe au niveau de l’assurance emprunteur. Des examens médicaux sont nécessaires, et il arrive que les seniors doivent avoir recours à la convention AERAS pour obtenir un prêt immobilier. Cependant les personnes âgées de 60 ans et plus qui ne fument pas, ont toutes leurs chances de trouver une police d’assurance sur-mesure.

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