Accueil Placer son argent Comment financer un investissement dans un parking

Comment financer un investissement dans un parking

L’investissement locatif en place de parking peut présenter un bon rendement, et n’est que très peu encadré par la loi. Un placement atypique mais relativement sécurisé, et qui ne nécessite pas de capital de départ important. Il est même possible de financer un garage au moyen d’un crédit immobilier ou consommation.

Emprunter pour acheter un parking et le louer

Les banques sont généralement d’accord pour financer l’investissement dans un parking. Toutefois la forme du crédit dépend du montant à emprunter.

Si le coût du projet est d’au moins 75 000 €, l’investisseur pourra avoir recours à un prêt immobilier, dont la durée peut être étendue au-delà de 20 ans. Mais il pourra surtout bénéficier du taux réservé aux crédits à l’habitat, pour un meilleur rendement. Une solution particulièrement intéressante pour ceux qui visent un lot de plusieurs aires de stationnement, ou 2 places sur Paris.

Étant donné qu’il s’agit d’un crédit immobilier, la banque prêteuse demandera un certain nombre de documents. Titres de propriété, descriptif, et comme dans tout projet d’investissement locatif : le loyer espéré. Pour accélérer la procédure mais surtout pour faire bonne impression à son banquier, et donc espérer obtenir un meilleur taux, rien ne vaut un descriptif bien organisé de style « business plan ».

Si le coût du projet est inférieur à 75 000 €, le financement pourra se faire au moyen d’un prêt personnel sans justificatif de dépense. Toutefois l’investisseur aura tout intérêt à se renseigner auprès de différents organismes de crédit. L’un d’entre eux pourrait effectivement lui offrir un contrat de crédit affecté à cet achat précis, avec un meilleur taux conso qu’il n’obtiendrait pour une trésorerie non affectée.

Investir dans un parking, pour quel rendement ?

Les sites spécialisés parlent de rendements locatifs bruts avant impôts d’au moins 6 %, toutefois ce marché est difficile à évaluer. Le candidat investisseur peut par exemple consulter les prix des places de parking des aéroports. Ces emplacements sont généralement plus chers que ceux des centres-villes, ils peuvent donc représenter le plafond à ne pas dépasser.

Pour obtenir un meilleur rendement, il est préférable de s’éloigner de Paris où les places sont chères, et où les investisseurs subissent désormais la concurrence des Autolib et Vélib’. Préférez acheter les emplacements sécurisés, par exemple à l’intérieur d’un grand parking, quitte à payer des charges de copropriété.

Certains spécialistes recommandent d’éviter d’acheter à proximité de grands parkings, sous peine de devoir louer moins cher pour trouver preneur. Éviter également les emplacements à proximité d’immeubles résidentiels possédant leurs propres places de stationnement souterrain. Une solution intéressante peut être d’acquérir une simple place, puis de la murer pour en faire un garage fermé.

Quel budget faut-il pour investir dans une place de parking ?

En consultant un site d’annonces immobilières entre particuliers, on tombe sur ce garage de 29 100 € à Paris dans le 15e. L’annonce précise que les 5 m de long conviennent plus particulièrement aux petites voitures.

Un peu plus loin dans la grande couronne, ce propriétaire propose une place en sous-sol, au pied de la gare d’Ermont (95) pour 15 000 €. En province à Chartres (28), un particulier vend son box fermé pour 8000 €. Nous trouvons également ce lot de 8 emplacements dans une copropriété des Pavillons-Sous-Bois (93) pour 105 000 €.

Il y en a clairement pour toutes les bourses. Plus la place de parking est sécurisée, plus elle se vendra chère. Un simple emplacement à découvert peut coûter 2 fois moins qu’un box fermé, dans un souterrain éclairé et équipé de vidéosurveillance.

Mais surtout, plus les emplacements sont rares aux alentours, plus le prix grimpe. Les investisseurs spécialisés se focalisent ainsi sur les centres-villes, et recensent les places disponibles sur un rayon de 500 m.

Le parking : un environnement légal très souple

Il n’existe pas spécialement de réglementation pour la location d’un parking, sauf s’il est loué avec un bien immobilier. Il n’est même pas nécessaire d’établir un bail entre les 2 parties, bien que cela soit vigoureusement conseillé.

Le bailleur peut ainsi préciser la durée du contrat, le loyer ainsi que le préavis à donner en cas de reprise des lieux ou de départ du locataire. Une solution idéale pour les courtes durées, par exemple pour louer à des étudiants.

Toutefois dès lors que l’achat de la place de parking se fait au moyen d’un prêt personnel ou immobilier, il est recommandé d’instaurer un préavis. L’investisseur aura ainsi le temps de trouver un nouveau locataire en cas de départ de l’occupant, sans avoir à payer la totalité des mensualités de sa poche.

Acheter une place de parking pour la louer : quelle fiscalité ?

Le propriétaire d’un parking loué doit déclarer les loyers reçus par le locataire, sous le régime fiscal des revenus locatifs. Étant donné qu’il s’agit de foncier non meublé, il bénéficie d’un abattement de 30 %. Les 70 % restants vont s’ajouter à sa base de revenus imposables, il devra également verser 17,5 % de contributions sociales sur ces 70 % restants.

Toutefois si la totalité de ses revenus locatifs dépasse 15 000 € par an, il sera automatiquement assujetti au régime du réel simplifié. Il n’aura dès lors plus le droit à un abattement, mais il pourra déduire la totalité des frais engagés.

Car ne l’oublions pas : le propriétaire d’un parking doit payer sa taxe foncière, et a tout intérêt à souscrire une assurance spécifique.

Posez vos questions, commentez

commentaires