Accueil Taux de prêt à la consommation moyen, mise à jour août 2018

Taux de prêt à la consommation moyen, mise à jour août 2018

Le taux de crédit à la consommation moyen descend fortement à 3,70 %, son plus bas niveau depuis 6 mois. Le taux de découvert aux particuliers remonte de manière moins marquée, mais reste loin en dessous de son plafond de février. Toutefois ces chiffre ne sont que des moyennes. En réalité banques et sociétés de crédit bataillent à coups de promotions, il est donc possible d’emprunter pour moins cher.

Taux des prêts à la consommation

Échantillon des meilleurs taux du marché

Moyenne générale, frais d’emprunt non inclus

Crédits non-renouvelablesDécouverts bancaires
3,70 % ?6,14 % ?

Source Banque de France, Taux Effectif au Sens Étroit (TESE) pour les crédits à la consommation amortissables constatés sur juin 2018. Le TESE correspond aux intérêts facturés par les établissements prêteurs, les frais de dossier et d’assurance ne sont pas inclus.

Taux de prêt personnel actuel moyen (taux effectif, frais inclus)

> 6000 €6000 – 3000 €< 3000 €
4,49 % ?9,52 % ?15,84 % ?

Source : Banque de France, Taux Effectif Global (TEG) frais inclus. Moyenne constatée au 2e trimestre 2018, servant de base pour déterminer le taux d’usure. Pour rappel : le taux d’usure à la consommation est le taux maximum auquel un établissement financier peut prêter à un professionnel ou un particulier. Son calcul est le suivant : taux moyen + 33 % = taux d’usure.

Tendance des taux de crédit à la consommation moyens août 2018

Dans un contexte où les liquidités affluent sur les marchés interbancaires, les taux des crédits à la consommation restent très abordables. Ce raisonnement vaut également pour les taux des crédits renouvelables, toujours présents dans les dossiers de surendettement.

L’évolution de la courbe du taux conso se rapproche de la tendance du marché des prêts immobiliers. Toutefois le particulier ne doit pas oublier que ces chiffres ne sont là qu’à titre de repère. Dans la pratique les sociétés de crédit, filiales de grandes banques, font des offres promotionnelles.

Les chiffres du chômage ne sont pas très bons, avec une remontée de +0,2 points au 1er trimestre 2018. Désormais la France compte 9,2 % de personnes sans emploi dans sa population active.

L’INSEE constate que la consommation des ménages « est atone ». Au mois de juin 2018, les achat de biens d’équipement du logement et de matériel du transport tirent l’économie française vers le haut. Mais cela ne suffit pas, sur l’ensemble du 2e trimestre la consommation des ménages est en recul de -0,3 %.

En revanche les statistiques de la croissance restent inchangées, avec +0,2 % au 2e trimestre 2018.

Le seul bon résultat semble venir du côté de l’inflation, qui pointe à +2,3%. Les entreprises vendent plus cher, ce qui en théorie devrait améliorer leurs marges et tirer la croissance vers le haut. C’est à condition bien sûr que les revenus des ménages fassent de même.

Le marché de l’automobile continue de profiter de la baisse du coût du crédit. Le CCFA (Comité des Constructeurs Français d’Automobiles) fait état d’une hausse de +4,7 % des immatriculations de véhicules neufs au 1er semestre, par rapport à la même période en 2017.

En juin dernier Renault reste devant Peugeot avec 59 497 immatriculations neuves, contre 42 883. La marque au losange conserve ainsi la tête du classement sur les 6 premiers mois. Pour autant ses ventes progressent de +2,3 % en 6 mois, alors que celles de Peugeot bondissent de +7,6 %. Citroën affiche une contre-performance avec des ventes en chute de -0,4 % de janvier à juin.

Premier constructeur étranger, Volkswagen a vécu un excellent mois de mai. Ses vente ont décollé de +19 % avec 15 880 voitures neuves vendues, presque autant que Dacia (16 551).

En conclusion il est difficile de dire si les signaux économiques sont suffisamment encourageants, pour pousser les banques à remonter leurs taux de prêt à la consommation. Si elles peuvent toujours se financer à 0 % auprès de la BCE pour pallier à leurs problèmes de trésorerie, le changement de politique monétaire va les affecter en 2019. Les établissements financiers devraient être toujours en mesure de proposer des taux intéressants jusqu’à la fin de l’année.

Tendance du prêt personnel sans justificatif de dépense

Après les mouvements sociaux et la mauvaise météo de mai, le mois de juin a été particulièrement prolifique aux crédits à la consommation. Les Banques et leurs filiales ont ainsi prêté 3,06 milliards d’euros soit +5,3 % qu’en juin 2017.

Ces données compilées par l’ASF (Association Française des Sociétés Financières) pointent une production de 1,27 milliards d’euros de prêts personnels, soit une production de +8,5 % par rapport à l’année dernière.

De son côté la consommation de prêts de trésorerie renouvelable est en recul. En juin les consommateurs n’en ont emprunté que 802 millions d’euros, une chute de -1,8 % qui tire les 6 premiers mois de l’année vers le bas à -0,2 %.

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Le crédit auto classique est détrôné par la location avec option d’achat.

Rappel sur la différence entre le taux nominal et le taux effectif global (TEG)

Le TEG tient compte du taux nominal, des frais de dossier, des commissions et éventuellement des primes de l’assurance emprunteur. Lorsqu’une banque ou un établissement de crédit spécialisé remet une offre de prêt à un consommateur, il doit préciser le TEG (ou TAEG dans le cadre d’un taux annuel) en grosses lettres.

Un emprunteur malin doit comparer plusieurs offres en tenant compte des TEG. Effectivement un prêteur pourrait tromper le consommateur en affichant un taux nominal faible, mais avec des frais de dossier élevés ainsi qu’une prime d’assurance crédit conséquente. Au final le client serait trompé par une offre faussement attractive, et se retrouverait avec des mensualités supérieures à ce qu’il aurait dû payer.

Prêt auto et autres crédits à la consommation affectés

Un crédit à la consommation affecté ne peut être utilisé que pour acheter un bien ou un service mentionné sur l’offre préalable. Cette formule est majoritairement utilisée pour acheter une voiture. Le consommateur peut commencer par déterminer sa capacité d’emprunt sur quelques modèles précis, et obtenir une offre préalable, valable 15 jours. Muni de son précieux document il fait le tour des concessionnaires, se trouvant ainsi en position de négocier car il peut prouver qu’il est en mesure de financer et donc de conclure l’affaire sous peu.

L’avantage de cette affectation est que le contrat sera automatiquement annulé au cas où la vente ne se réalise pas.

Mais l’inverse est également exact : la commande est annulée si le prêt n’est pas accordé, et aucune somme d’argent ne peut être demandée à l’acheteur malheureux. Attention toutefois, il doit préciser sur le bon de commande que l’achat est soumis à l’acceptation d’un crédit à la consommation affecté.

Le vendeur a le droit de demander un acompte à la réservation, mais il devra le rembourser au cas où l’acheteur/emprunteur exerce son droit de rétractation. Ainsi un consommateur peut boire les arguments d’un vendeur, signer la commande en précisant que l’achat se fait à l’aide d’un financement affecté, puis réfléchir à tête reposée et éventuellement renoncer.

Car l’emprunteur dispose d’un délai de rétractation de 14 jours à partir de la date de signature. Pendant tout ce temps le prêteur ne peut pas lui verser les fonds promis, et aucune mensualité ne peut lui être réclamée. S’il souhaite être livré avant 14 jours il doit le préciser sur le contrat, dans ce cas le délai de rétractation prend fin à la livraison.

Toutefois le délai ainsi raccourci ne doit pas être inférieur à 3 jours et supérieur ni 14 jours. Admettons par exemple qu’un couple commande un canapé en cuir, financé à l’aide d’un prêt à la consommation affecté. Admettons que le couple demande une livraison rapide, et que le meuble leur soit livré le lendemain. Dans ce cas il dispose tout de même de 2 jours pour se rétracter, annuler la vente et se faire rembourser.

Le prêt personnel ou prêt de trésorerie non renouvelable

Si l’on parle souvent de prêt personnel sans justificatif, il s’agit des justificatifs de dépenses. Car ce type de crédit à la consommation n’est pas affecté à un achat précis, l’emprunteur est libre d’utiliser les fonds comme il l’entend. Dans la pratique il n’a même pas à se justifier auprès du prêteur, ce dernier ne lui demandant généralement pas à quoi il va utiliser l’argent emprunté.

Ainsi l’emprunteur peut s’en servir pour financer des études, des travaux, un voyage, ou tout simplement pour aider des proches à réaliser leurs projets.

En dehors de cela le prêteur demande des justificatifs d’adresse, de revenus et de charges. Le bénéficiaire dispose d’un délai de rétractation de 14 jours, délai avant lequel aucun fonds ne peut lui être versé. Une fois la dernière mensualité payée, le contrat est automatiquement terminé.

Le crédit renouvelable, une facilité de caisse à prendre avec précaution

Le prêt renouvelable (ou revolving ou reconstituable) est une trésorerie dont la disponibilité se renouvelle à chaque remboursement. Admettons par exemple qu’un ménage dispose d’une facilité de caisse de 2000 €. Admettons qu’il en dépense 350 € pour un bien de consommation, il ne reste donc que 1650 € de trésorerie disponible. Admettons que lors de la prochaine mensualité, le versement en capital soit de 50 €, dans ce cas la trésorerie disponible remonte à 1700 €.

Cette formule présente indéniablement un côté pratique, qui a tendance à faire oublier aux utilisateurs qu’un crédit les engage et doit être remboursé. Trop de ménages ayant du mal à joindre les 2 bouts se servent d’un crédit à la consommation renouvelable pour payer leurs mensualités. Il s’agit d’un mauvais réflexe, qui ne sert qu’à les endetter davantage.

La faculté de reconduction des fonds disponibles dure 1 an, puis le contrat est lui-même automatiquement reconduit par accord tacite. Mais l’inconvénient de cette formule est que le prêteur n’est tenu de vérifier la solvabilité qu’au début de la signature du contrat, puis par la suite uniquement tous les 3 ans. Il prend donc des risques, qu’il absorbe en pratiquant des taux élevés.

Le Législateur autorise donc l’emprunteur à résilier son contrat à tout moment et sans pénalité de remboursement anticipé. Il reste toutefois tenu de rembourser au taux convenu avec le prêteur.