Accueil Taux de prêt à la consommation moyen, mise à jour avril 2018

Taux de prêt à la consommation moyen, mise à jour avril 2018

Le taux de crédit à la consommation moyen redescend doucement à 3,86 %, son 2e plus haut niveau depuis 6 mois. Il reste toutefois à un plancher au plus bas depuis des décennies, et pour ne rien gâcher il est possible d’emprunter encore moins cher. Car tous les mois, banques et sociétés de crédit se livrent à des offres promotionnelles.

Taux des prêts à la consommation

Moyenne générale

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Source Banque de France, Taux Effectif au Sens Étroit (TESE) pour les crédits à la consommation amortissables constatés sur février 2018. Le TESE correspond aux intérêts facturés par les établissements prêteurs, les frais de dossier et d’assurance ne sont pas inclus.

Taux de prêt personnel actuel moyen (taux effectif, frais inclus)

> 6000 €6000 – 3000 €< 3000 €
4,42 % ?9,74 % ?15,80 % ?

Source : Banque de France moyenne du 1er trimestre 2018, dernière mise à jour : avril 2018.

La moyenne des taux de crédit de trésorerie a légèrement augmenté au 1er Trimestre 2018, par rapport au 4e trimestre 2017.

Tendance des taux de crédit à la consommation moyens mars 2018

Dans un contexte où les liquidités affluent sur les marchés interbancaires, les taux des crédits à la consommation restent très abordables. Ce raisonnement vaut également pour les taux des crédits renouvelables, toujours présents dans les dossiers de surendettement.

L’évolution de la courbe du taux conso se rapproche de la tendance du marché des prêts immobiliers. Toutefois le particulier ne doit pas oublier que ces chiffres ne sont là qu’à titre de repère. Dans la pratique les sociétés de crédit, filiales de grandes banques, font des offres promotionnelles.

Les chiffres du chômage sont de plus en plus rassurants, avec 8,9 % au 4e trimestre 2017. L’INSEE constate que la consommation des ménages « rebondit nettement en février » de +2,4 %, mais recule de -0,4 % d’un trimestre à l’autre. Les statistiques sont tout aussi bonnes du côté de la croissance, qui pointe à +0,7 % emmenée par une inflation à +1,5 %.

Le marché de l’automobile continue de profiter de la baisse du coût du crédit. Le CCFA (Comité des Constructeurs Français d’Automobiles) constate que les ventes de voitures particulières restent fortes en février 2018, avec 168 893 véhicules neufs. Peugeot conserve la 1ère marche du podium avec 31 003 unités vendues en 1 mois.

La marque au lion est suivie par Renault, dont les concessionnaires ont vendu 30 241 véhicules personnels. Volkswagen conserve la 1ère place des constructeurs étrangers, avec 19 916 voitures écoulées.

Des signaux économiques encourageants, qui pourraient pousser les banques à remonter les taux de leurs crédits à la consommation. Mais dans la réalité elles peuvent toujours se financer à 0 % auprès de la BCE, voire même à taux négatifs auprès de leurs concurrentes. Des conditions davantage de nature à leur faire pratiquer des taux promotionnels.

Tendance du prêt personnel sans justificatif de dépense

Les ménages français se sont tournés vers le prêt personnel en ce début d’année, dont la souscription finit à +2,7 % par rapport à la même période en 2017. Ces données compilées par l’ASF (Association Française des Sociétés Financières) pointent une production de 2,141 milliards d’euros en janvier et février.

La consommation de prêts de trésorerie renouvelable remonte légèrement, avec +0,4 % par rapport à la même période en 2017. Elle atteint un encours de 1,598 milliard d’euros en 2 mois.

Si les coûts de financement restent inchangés au cours des prochains mois, banques et sociétés de crédit devraient laisser leurs taux d’intérêt à un bas niveau.

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Le crédit auto classique est détrôné par la location avec option d’achat.

Rappel sur la différence entre le taux nominal et le taux effectif global (TEG)

Le TEG tient compte du taux nominal, des frais de dossier, des commissions et éventuellement des primes de l’assurance emprunteur. Lorsqu’une banque ou un établissement de crédit spécialisé remet une offre de prêt à un consommateur, il doit préciser le TEG (ou TAEG dans le cadre d’un taux annuel) en grosses lettres.

Un emprunteur malin doit comparer plusieurs offres en tenant compte des TEG. Effectivement un prêteur pourrait tromper le consommateur en affichant un taux nominal faible, mais avec des frais de dossier élevés ainsi qu’une prime d’assurance crédit conséquente. Au final le client serait trompé par une offre faussement attractive, et se retrouverait avec des mensualités supérieures à ce qu’il aurait dû payer s’il avait choisi l’offre la moins chère.

Prêt auto et autres crédits à la consommation affectés

Un crédit à la consommation affecté ne peut être utilisé que pour acheter un bien ou un service mentionné sur l’offre préalable. Cette formule est majoritairement utilisée pour acheter une voiture. Le consommateur peut commencer par déterminer sa capacité d’emprunt sur quelques modèles précis, et obtenir une offre préalable, valable 15 jours. Muni de son précieux document il fait le tour des concessionnaires, se trouvant ainsi en position de négocier car il peut prouver qu’il est en mesure de financer et donc de conclure l’affaire sous peu.

L’avantage de cette affectation est que le contrat sera automatiquement annulé au cas où la vente ne se réalise pas.

Mais l’inverse est également exact : la commande est annulée si le prêt n’est pas accordé, et aucune somme d’argent ne peut être demandée à l’acheteur malheureux. Attention toutefois, il doit préciser sur le bon de commande que l’achat est soumis à l’acceptation d’un crédit à la consommation affecté.

Le vendeur a le droit de demander un acompte à la réservation, mais il devra le rembourser au cas où l’acheteur/emprunteur exerce son droit de rétractation. Ainsi un consommateur peut boire les arguments d’un vendeur, signer la commande en précisant que l’achat se fait à l’aide d’un financement affecté, puis réfléchir à tête reposée et éventuellement renoncer.

Car l’emprunteur dispose d’un délai de rétractation de 14 jours à partir de la date de signature. Pendant tout ce temps le prêteur ne peut pas lui verser les fonds promis, et aucune mensualité ne peut lui être réclamée. S’il souhaite être livré avant 14 jours il doit le préciser sur le contrat, dans ce cas le délai de rétractation prend fin à la livraison.

Toutefois le délai ainsi raccourci ne doit pas être inférieur à 3 jours et supérieur ni 14 jours. Admettons par exemple qu’un couple commande un canapé en cuir, financé à l’aide d’un prêt à la consommation affecté. Admettons que le couple demande une livraison rapide, et que le meuble leur soit livré le lendemain. Dans ce cas il dispose tout de même de 2 jours pour se rétracter, annuler la vente et se faire rembourser.

Le prêt personnel ou prêt de trésorerie non renouvelable

Si l’on parle souvent de prêt personnel sans justificatif, il s’agit des justificatifs de dépenses. Car ce type de crédit à la consommation n’est pas affecté à un achat précis, l’emprunteur est libre d’utiliser les fonds comme il l’entend. Dans la pratique il n’a même pas à se justifier auprès du prêteur, ce dernier ne lui demandant généralement pas à quoi il va utiliser l’argent emprunté.

Ainsi l’emprunteur peut s’en servir pour financer des études, des travaux, un voyage, ou tout simplement pour aider des proches à réaliser leurs projets.

En dehors de cela le prêteur demande des justificatifs d’adresse, de revenus et de charges. Le bénéficiaire dispose d’un délai de rétractation de 14 jours, délai avant lequel aucun fonds ne peut lui être versé. Une fois la dernière mensualité payée, le contrat est automatiquement terminé.

Le crédit renouvelable, une facilité de caisse à prendre avec précaution

Le prêt renouvelable (ou revolving ou reconstituable) est une trésorerie dont la disponibilité se renouvelle à chaque remboursement. Admettons par exemple qu’un ménage dispose d’une facilité de caisse de 2000 €. Admettons qu’il en dépense 350 € pour un bien de consommation, il ne reste donc que 1650 € de trésorerie disponible. Admettons que lors de la prochaine mensualité, le versement en capital soit de 50 €, dans ce cas la trésorerie disponible remonte à 1700 €.

Cette formule présente indéniablement un côté pratique, qui a tendance à faire oublier aux utilisateurs qu’un crédit les engage et doit être remboursé. Trop de ménages ayant du mal à joindre les 2 bouts se servent d’un crédit à la consommation renouvelable pour payer leurs mensualités. Il s’agit d’un mauvais réflexe, qui ne sert qu’à les endetter davantage.

La faculté de reconduction des fonds disponibles dure 1 an, puis le contrat est lui-même automatiquement reconduit par accord tacite. Mais l’inconvénient de cette formule est que le prêteur n’est tenu de vérifier la solvabilité qu’au début de la signature du contrat, puis par la suite uniquement tous les 3 ans. Il prend donc des risques, qu’il absorbe en pratiquant des taux élevés.

Le Législateur autorise donc l’emprunteur à résilier son contrat à tout moment et sans pénalité de remboursement anticipé. Il reste toutefois tenu de rembourser au taux convenu avec le prêteur.

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