Accueil Immobilier Négociation immobilière : baisser le prix de vente de combien ?

Négociation immobilière : baisser le prix de vente de combien ?

mise à jour: 25 janvier 2019
Accord sur le prix d'un bien immobilier
La négociation est le travail de l'agent immobilier.

Il est toujours possible d’abaisser le prix de vente d’une maison ou d’un appartement, en fonction du nombre d’acheteurs par rapport au nombre de vendeurs. Les marges de négociation immobilière moyennes sont actualisées mensuellement par le baromètre LPI-SeLoger. Voici l’analyse des écarts entre le prix affiché et le prix signé à la fin décembre 2018.

Taux de négociation immobilière moyen : 4 %

Le baromètre LPI-SeLoger récupère les données d’une quinzaine de réseaux immobiliers, ces derniers compilant les chiffres de leurs propres agences. Le groupement édite mensuellement la moyenne de la négociation immobilière sur les 12 derniers mois.

En décembre 2019, la marge de négociation sur les maisons anciennes est stable à 4,7 %. Celle sur les appartements anciens est remontée à 3,4 %. L’observatoire constate les
« vendeurs sont en effet contraints de réduire les prix qu’ils proposent s’ils souhaitent réaliser les ventes ».

Les ménages se trouvent donc face à des prix de l’immobilier qui augmentent toujours, mais de façon plus modérée. Mais peu importe l’effet est bien là : le marché du logement compte de moins en moins d’acheteurs pour toujours autant de vendeurs.

Les premiers souhaitent céder leur logement au plus vite pour signer l’achat d’un autre. Les seconds disposent d’un pouvoir d’achat immobilier encore intact, mais qui varie grandement selon les régions.

Des prix descendus de -7 %, c’est où ?

Les marges de négociation immobilière s’agrandissent et se rétrécissent, au gré du marché de l’offre et de la demande. En décembre 2018 le vent a tourné à l’avantage des acheteurs qui se sont trouvés au bon endroit au bon moment.

C’est le cas de ceux qui ont acquis une maison en Champagne-Ardenne. Ils ont pu le faire en tirant les prix vers le bas de -5,8 %. Les ménages ayant acheté des appartements s’en sont très bien sortis également, ils ont négocié -5,2 %.

Il semble que le marché de la maison des Pays de la Loire continue d’être en décalage avec la réalité. Pour vendre, les propriétaires ont abaisser leurs ambitions de -7,6 %. Pour les appartements ils ont dû tirer un trait sur 4,2 % du prix.

On retrouve un scénario à peu près identique dans le Poitou-Charentes. Les maisons anciennes se sont vendues à -7,1 % en dessous de leur prix affiché, les appartements anciens sont partis à -5,7 %.

Les nouveaux propriétaires de Haute-Normandie ont négocié -5,7 % sur les prix affichés des maisons et -3,6 % sur ceux des appartements.

Dans la région du Centre les propriétaires de maisons anciennes ont dû être déçus. Ils ont réussi à vendre, mais en subissant une marge de négociation de -6,3 %.

En Lorraine les acheteurs l’ont emporté loin du prix demandé par les vendeurs. Les maisons ont changé de mains pour 5,6 % de rabais, les appartements pour 5,2 %.

En Île-de-France, dans un contexte où les prix se rapprochent de leur pic de 2011, les acheteurs de maison ont négocié -3,8 %.

Ces régions où les vendeurs négocient le moins

En décembre 2018 les marges de négociation immobilière se sont agrandies, laissant peu de régions sous le seuil des 2 %.

En Midi-Pyrénées les acheteurs ont négocié -1,3 % sur les appartements, ils détiennent donc le record de l’Hexagone.

Comme d’habitude il a fallu se dépêcher pour devenir propriétaire d’un appartement en Île-de-France. Les vendeurs étaient donc en position de supériorité, ils n’ont lâché que -3,1 %. Ce contexte est encore plus serré à Paris où les acheteurs doivent souvent faire vite. Heureusement pour eux la mairie leur permet de cumuler le Prêt Paris Logement 0 % avec le PTZ de l’État.

En Rhône-Alpes les discussions ont été aussi âpres que lors de la période précédente. Les appartements ont changé de propriétaire après une négociation de -2,4 %.

Il ne reste plus qu’à citer la Bourgogne, où les vendeurs d’appartements anciens n’ont accepté qu’une marge de négociation immobilière de 2 %.

Négocier le prix de vente d’un logement : la règle de l’offre et la demande

Le prix de vente d’un logement est déterminé par le budget qu’est prêt à y consacrer l’acheteur. Lorsque les taux des crédits immobiliers sont faibles comme en ce moment, sa capacité d’achat augmente. Et lorsque plusieurs acheteurs sont prêts à payer plus cher, les prix montent inévitablement.

L’inverse est également vrai. Lorsque la capacité d’achat immobilier des ménages diminue, les vendeurs sont obligés d’abaisser leurs prix et la marge de négociation augmente. Or il semble que le marché soit en train de se rééquilibrer sous la raréfaction des acheteurs.

L’indicateur de tension immobilière du site MeilleurAgents.fr affiche entre 0,5 et 1 acheteur pour 1 vendeur sur la majeure partie des départements. La tendance des prix serait donc à la baisse ou au ralentissement de la hausse, à l’exception de Paris (75), des Hauts-de-Seine (92), du Val-de-Marne (94), de l’Ille-et-Vilaine (35), du Maine-et-Loire (49) et du Rhône (69).