Accueil Immobilier Négociation immobilière : baisser le prix de vente de combien ?

Négociation immobilière : baisser le prix de vente de combien ?

mise à jour: 29 août 2018
Accord sur le prix d'un bien immobilier
La négociation est le travail de l'agent immobilier.

Consultez les marges de négociation immobilière moyennes au sein des régions de France. En fonction du nombre d’acheteurs par rapport au nombre de vendeurs, il est toujours possible d’abaisser le prix de vente d’une maison ou d’un appartement. Le baromètre LPI SeLoger dresse la tendance mensuelle des écarts entre le prix affiché et le prix signé, en voici l’analyse.

Taux de négociation immobilière moyen : 4 %

Le baromètre LPI SeLoger récupère les données d’une quinzaine de réseaux immobiliers, ces derniers compilant les chiffres de leurs propres agences. Le groupement édite mensuellement la moyenne de la négociation immobilière sur les 12 derniers mois.

De mai à juillet 2018, la marge de négociation sur les maisons anciennes est descendue à 4,8 %. Celle sur les appartements anciens remontait  à 3,3 %. L’observatoire note que « les marges se replient depuis le début de l’année », ce mouvement étant particulièrement dû à un « ralentissement de la hausse des prix affichés ».

Cette tendance s’explique par des prix de l’immobilier qui augmentent toujours, mais de façon plus modérée. Mais peu importe l’effet est bien là : le marché du logement compte de moins en moins d’acheteurs pour toujours autant de vendeurs. Les premiers souhaitent céder leur logement au plus vite pour signer l’achat d’un autre. Les seconds disposent d’un pouvoir d’achat immobilier encore intact, mais qui varie grandement selon les régions.

Des prix descendus de -7 %, c’est où ?

Les marges de négociation immobilière s’agrandissent et se rétrécissent, au gré du marché de l’offre et de la demande. De mai  à juillet 2018 le vent a tourné à l’avantage des acheteurs qui se sont trouvés au bon endroit au bon moment.

C’est notamment le cas de ceux qui ont acquis une maison dans le Centre. Ils ont pu le faire en tirant les prix vers le bas de -7,1 %. Les ménages ayant acheté des appartements s’en sont moins bien sortis, ils ont négocié -3,1 %.

Mais les nouveaux propriétaires de Provence Alpes Côte d’Azur ont fait mieux. En position de force, ils ont descendu les prix des appartements de -5,6 %.

La période a continué d’être bonne pour les acheteurs de maisons du littoral ouest. En Haute-Normandie ils ont négocié -6,7 % sur les prix affichés, en Bretagne ils l’ont emporté à -4,8 %, tandis qu’en Basse-Normandie le vendeur a tiré un trait sur -4,3 %.

Les discussions se sont encore mieux déroulées dans le Nord-Pas-de-Calais avec -5,8 % sur les prix des maisons. Pendant cette même période le marché immobilier de Lorraine a dû faire des efforts. Les vendeurs ont cédé -5,6 % sur les maisons et -4,9 % sur les appartements.

En Île-de-France, dans un contexte où les prix se rapprochent de leur pic de 2011, les acheteurs de maison ont négocié -4,1 %.

Il semble que le marché du logement des Pays de la Loire soit toujours en décalage avec la réalité. Pour vendre, les propriétaires ont du concédé -6,7 % sur les maisons et -4,4 % sur les appartements.

Ces départements où les vendeurs ne veulent rien savoir

Ça n’a pas été facile pour ceux qui ont acheté un appartement en Auvergne. Certes ils ont pu faire jouer la négociation immobilière, mais seulement de -1,7 %.

Comme d’habitude il a fallu se dépêcher pour devenir propriétaire d’un appartement en Île-de-France. Les vendeurs étaient donc en position de supériorité, ils n’ont lâché que -2,8 %. Ce contexte est encore plus serré à Paris où les acheteurs doivent souvent faire vite. Heureusement pour eux la mairie leur permet de cumuler le Prêt Paris Logement 0 % avec le PTZ de l’État.

En Rhône-Alpes les discussions ont été moins âpres que lors de la période précédente. Les appartements sont néanmoins partis après une négociation de -2,7 %.

D’avril à juin les Auvergnats ont été fidèles à leur réputation. Le baromètre LPI SeLoger enregistre l’une des plus faibles différences entre les prix affichés et signés. En Auvergne, les nouveaux propriétaires d’appartements n’ont pu arracher que -1,7 % aux anciens.

En Midi-Pyrénées ils n’ont réussi à obtenir que -3,7 % sur les maisons et -2,3 % sur les appartements, encore moins que d’avril à juin. Tendance identique en Poitou-Charentes, où les vendeurs n’ont accepté que -2,7 % sur les appartements.

Mais le record de la négociation immobilière la plus ardue revient au Limousin. De mai à juillet 2018 la marge de négociation entre le prix affiché est le prix vendu est égale à… zéro.

Négocier le prix de vente d’un logement : la règle de l’offre et la demande

Le prix de vente d’un logement est déterminé par le budget qu’est prêt à y consacrer l’acheteur. Lorsque les taux des crédits immobiliers sont faibles comme en ce moment, sa capacité d’achat augmente. Et lorsque plusieurs acheteurs sont prêts à payer plus cher, les prix montent inévitablement.

L’inverse est également vrai. Lorsque la capacité d’achat immobilier des ménages diminue, les vendeurs sont obligés d’abaisser leurs prix et la marge de négociation augmente. Or il semble que le marché soit en train de se rééquilibrer sous la raréfaction des acheteurs.

L’indicateur de tension immobilière du site MeilleurAgents.fr affiche entre 0,5 et 1 acheteur pour 1 vendeur sur la majeure partie des départements. La tendance des prix serait donc à la baisse ou au ralentissement de la hausse, à l’exception de Paris (75), des Hauts-de-Seine (92), du Val-de-Marne (94), de la Loire-Atlantique (44) et du Rhône (69).