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Acheter une résidence secondaire en Normandie : le bon moment ?

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La grande plage de Houlgate à marée basse.

Sur la côte fleurie, lieu de villégiature historique, les prix des maisons semblent remonter après plusieurs années de baisse. Le marché est peut-être en train de suivre le même chemin sur la côte de nacre, sauf pour les appartements. Si l’on ajoute à cela l’accessibilité des taux d’emprunt, acheter une résidence secondaire en Normandie pourrait intéresser de plus en plus de franciliens.

Les valeurs sûres de la côte fleurie

À Cabourg, l’INSEE recense 10 500 logements pour 3709 habitants. Et pourtant seuls 53,2 % des ménages sont propriétaires de leur résidence principale. L’explication est simple : le parc de logements est constitué à 80,1 % de résidences secondaires.

À Deauville on compte tout de même 4,9 % de logements vacants, mais attendez-vous à un budget conséquent. Les notaires constatent que le prix de vente médian d’une maison y atteint 402 500 €, avec toutefois une fourchette basse à 285 500 €. Il ne s’en vend pas autant que dans les stations huppées de la Côte d’Azur, mais il semble que l’activité soit remontée sur 3 mois, au point de faire évoluer les prix de +5,9 %. Même constat du côté des appartements, qui à 4150 €/m² de médiane, reprennent +3,6 % en 3 mois.

Il n’est toutefois pas trop tard pour acheter une résidence secondaire sur la côte fleurie. Dans la commune voisine de Trouville-sur-Mer, le prix de vente des maisons va de 151 000 € à 320 000 €, toujours en baisse de -8,3 % sur 1 an. Mais là encore il y a peu de transactions, les données des notaires n’étant pas disponibles sur 3 mois. Quant aux prix des appartements, ils ont tendance à baisser de -2,1 % sur 3 mois, avec une médiane à 3820 €/m².

Les bonnes affaires se situent peut-être à Villiers-Sur-Mer, et les acheteurs le savent. On peut désormais s’offrir une maison en guise de résidence secondaire, avec des prix en baisse de -20,1 % sur 1 an. Toutefois les transactions remontent de +2,9 % sur 3 mois, signe d’un probable redémarrage du marché. Les investisseurs seront contents de savoir que les prix des appartements chutent de -8,6 % sur 5 ans, mais atteignent une quasi stabilité à -0,1 % sur 3 mois.

Plus généralement, les études notariales de la côte fleurie voient les prix des maisons repartir légèrement à la hausse sur 1 an, avec +0,7 %. Ceux des appartements continuent leur chute, ils perdent -4,4 % sur 3 mois, les faisant atterrir à -12,2 % sur 5 ans. Les achats portent majoritairement (53,3 %) sur des deux-pièces, cible préférée des investisseurs.

Côte de nacre : plus abordable et ça baisse

Pour beaucoup de franciliens, acheter une résidence secondaire en Normandie signifie une maison sur les plages du débarquement. Elles sont accessibles à moins de 2 heures de la partie Ouest de la région parisienne, pour un prix de vente médian de 181 000 €. Partout les acquéreurs recherchent des maisons de 6 pièces et plus, qui représente près de 39 % du marché.

Mais la crise de ces dernières années est passée par là. Les notaires constatent que les montants des transactions baissent de -9,5 % sur 1 an, avec bien entendu de fortes disparités locales.

Quant aux appartements, là-aussi les acheteurs se focalisent sur les petites surfaces, notamment les 2 pièces. Ils l’emportent dans une fourchette de transactions allant de 1880 €/m² à 2670 €/m². Les prix semblent repartir à la baisse, avec -1 % sur 3 mois.

Pourquoi acheter une résidence secondaire en Normandie ?

Si l’objectif est l’investissement, mieux vaut acheter un terrain constructible pour le transformer en camping. Car la courbe le prouve, la valeur marchande d’une maison sur la côte normande varie au gré de la capacité financière de l’acheteur. Même les valeurs sûres de la côte fleurie mettent du temps à retrouver leur niveau d’avant crise.

Il est sage d’acheter une résidence secondaire en Normandie pour ce qu’elle est : un lieu où l’on se retrouve en famille, pour les longs week-end et vacances. Une belle maison en bord de mer ou proche, où les enfants feront les 400 coups avec leurs cousins à Pâques, en été et à la Toussaint.

Aujourd’hui les taux des crédits immobiliers sont encore plus abordables, et tout porte à croire qu’ils le resteront au moins pendant encore 6 mois. Ils remonteront dès lors que la Banque Centrale Européenne (BCE) changera sa politique monétaire. En attendant, une maison de 250 000 € payée sur 25 ans, donne des mensualités sans assurance d’environ 1050 €, pour qui possède un apport personnel couvrant les frais d’achat.

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