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Obtenir un prêt immobilier quand on est jeune : pas (si) compliqué !

mise à jour: 12 décembre 2018
Jeunes propriétaires
Le PTZ plus a dopé l'arrivée des jeunes propriétaires via l'immobilier neuf.

Obtenir un prêt immobilier quand on est jeune peut paraître difficile, et pourtant les banques ne demandent qu’à leur prêter. Pour preuve : elles pratiquent une politique de faibles taux d’emprunt sur longue durée afin de leur redonner du pouvoir d’achat. En supplément si les demandeurs ont suffisamment d’apport personnel et la jouent finement, eux-aussi ont des chances de devenir propriétaires.

Les banques veulent de jeunes emprunteurs

Les banques aiment les jeunes cars ils sont synonymes d’une longue relation commerciale fidèle. Si leurs équipes marketing ne manquent pas d’imagination pour les attirer dans leurs agences, leur cheval de bataille reste le prêt immobilier.

Car une banque a le droit d’imposer à l’emprunteur de domicilier ses revenus chez elle, à condition de lui accorder des avantages personnalisés.

Loin d’être un boulet, cette règle imposée par la loi est un fantastique argument commercial. Gratuité de la carte de crédit, taux d’épargne préférentielle pendant quelques mois, les idées de cadeaux ne manquent pas.

Il ne reste plus qu’à aménager un plan de remboursement spécialement pour le budget des emprunteurs.

Remboursements longue durée : le prêt immobilier des jeunes

En novembre 2018 les banques ont continué de pratiquer des taux immobiliers exceptionnellement bas sur 25 ans et 20 ans. La part des contrats signés sur 30 ans de remboursements est même légèrement descendue.

Car pour permettre aux jeunes de devenir propriétaire, il est nécessaire d’abaisser leurs mensualités. Pour cela 2 éléments sont indispensables : des taux accessibles et des durées rallongées. Les banques en sont conscientes, elles ont donc fortement abaissé leurs taux immobiliers sur plus de 20 ans.

Taux immobilier novembre 2018
Source : observatoire CSA/Crédit Logement parution décembre 2018.

Le baromètre CSA/Crédit Logement classe les souscripteurs de prêt immobilier en 4 groupes. Le 1er inclut les meilleurs profils, le 4e les moins bons profils. En novembre 2018 ceux qui ont emprunté sur 25 ans ont pu le faire à 20 points de base en dessous de leurs prédécesseurs de l’année dernière.

Cet ajustement montre clairement l’empressement des banques à attirer les jeunes vers le prêt immobilier, alors que les prix du m² continuent leur ascension.

Les prix de l’immobilier toujours en hausse

La baisse des taux immobiliers a démarré en 2016, créant un afflux d’acheteurs sur le marché du logement. Inévitablement les prix du m² ont grimpé pendant 2 ans. D’après l’étude du baromètre LPI SeLoger parue en novembre 2018, les prix des logements anciens ont grossi de +3,6 % sur 1 an.

Prix de l'immobilier à fin novembre 2018
Source : baromètre LPI SeLoger parution novembre 2018.

Les banques ont donc été forcées d’assouplir les conditions des prêts immobiliers dédiés aux jeunes couples, particulièrement sur des marchés tendus comme l’Île-de-France. Et elles font d’autant plus volontiers que si elles doivent abaisser leurs taux d’emprunt, elles prêtent davantage et s’y retrouvent donc au final. Mais le projet n’est pas toujours simple pour les jeunes acheteurs, qui doivent faire face à des exigences des prêteurs.

Obtenir un prêt immobilier quand on est jeune

La première difficulté que rencontre un jeune couple pour devenir propriétaire, est la nécessité d’un apport personnel pour payer les frais d’achat.

Ces derniers étant moins élevés dans le neuf, les jeunes ménages ont tendance à choisir les programmes des promoteurs plutôt que le bâti. Et tant pis si les prix peuvent y être 30 % plus chers, le prêt à taux zéro des primo accédants vient compenser la différence.

Mais cela ne suffit pas toujours à un jeune ménage pour obtenir un prêt immobilier aux meilleures conditions. Pour cela, les candidats acquéreurs doivent accepter de faire plaisir à leur banque.

Premièrement, prendre l’assurance emprunteur que propose le prêteur. Certes elle est chère, mais ils pourront toujours en changer dans les 12 mois et même après.

Deuxièmement, accepter de domicilier revenus et épargne dans cette nouvelle agence. Bien sûr la banque en profitera pour augmenter certains de ses tarifs par la suite. Pas de problème, le marché propose de nombreuses solutions de carte de crédit « sans banques », et demain plus encore.

Troisièmement, proposer à cette même banque de souscrire une assurance habitation pour propriétaires occupants directement depuis son guichet. Là encore la loi permet d’en changer dans 1 an, pour trouver une formule plus complète et moins chère.

Fabien Belleinguer

Fabien Belleinguer

Éditeur chez Emprunter-Malin.com
Blogueur sur les thèmes de l'argent et l'immobilier depuis 2012, je suis radin, suspicieux, mais toujours poli. Autodidacte, je choisis mes sources d'information avec soin et les analyse en toute indépendance.
Fabien Belleinguer