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Les allocations et pensions utiles pour obtenir un prêt immobilier

Les pensions alimentaires et retraites peuvent être prises en compte dans le calcul de vos revenus. Les allocations familiales et autres ressources non-imposables viennent s’ajouter à votre reste à vivre, il ne faut donc pas les négliger. Voici les sources de revenus complémentaires, pérennes et non pérennes, qui vont vous aider à obtenir un crédit immobilier.

Pourquoi pensions et allocations vous aident à obtenir votre crédit immobilier

Une banque est d’accord pour accorder un prêt immobilier, à condition que les mensualités ne dépassent pas 33 % des revenus qu’elle estime que vous gagnez.

Or il arrive que votre simple salaire, ou vos simples revenus en tant que non-salarié, ne suffisent pas à acheter le logement de vos rêves. Pour autant rien n’est perdu, car une banque acceptera de compter certaines pensions, allocations et aides, à partir du moment où celles-ci sont pérennes.

Mais ce n’est pas tout, car si d’autres ressources versées par l’État ne pourront pas compter dans le calcul d’un prêt immobilier, elles ne sont pas perdues. Effectivement certaines banques accepteront de considérer que des ressources à court ou moyen terme, constituent une trésorerie supplémentaire pour régler les frais de vie du quotidien.

Les pensions qui comptent pour obtenir votre prêt immobilier

Les pensions alimentaires sont imposables, elles sont donc considérées comme pérennes. Toutefois, la pension alimentaire diminue ou prend fin une fois que les enfants ont finis leurs études.  L’âge de vos enfants va jouer un rôle important : plus ils sont jeunes, plus vous pourrez emprunter sur une longue durée.

La prise en compte d’une pension alimentaire sera d’autant plus facile pour financer le rachat d’une soulte après un divorce.

La retraite est imposable, elle est donc acceptée par la banque comme revenu pérenne. Même si un retraité n’est pas imposable, la banque considérera sa pension comme un revenu pérenne. Il n’est pas rare qu’une banque accepte de prêter à un senior, de manière à ce que les derniers remboursements ne dépassent pas ses 70 ans.

Le Plan d’Épargne Retraite Populaire (PERP) permet aux titulaires de percevoir une rente viagère fois arrivé l’âge légal de départ en retraite. Cette rente viagère étant pérenne, les banques la prennent en compte dans le calcul de la capacité de remboursement.

Pour info : les discussions sur la reforme des retraites reprennent petit à petit. On sait déjà que la retraite à point n’aura pas lieu.

Les indemnités et pensions qui s’ajoutent au reste à vivre

Une règle générale veut que les banques considèrent qu’un revenu est pérenne, lorsqu’il est saisissable. Ainsi certaines de vos ressources ne pourront pas vous aider à obtenir un prêt immobilier. En revanche, ces rentrées d’argent vont compter dans le calcul de votre reste à vivre.

Les indemnités de sécurité sociale et les pensions d’invalidité ne rentrent pas dans le calcul des revenus. Effectivement une banque ne pourra pas les saisir en cas de défaut de paiement de votre part. Toutefois elle les prend en compte dans votre budget mensuel.

Rappelons que tout prêt immobilier est couvert par une garantie de type caution ou hypothèque, ce qui laisse une certaine marge de sécurité au prêteur.

Enfin les indemnités d’assurance ne sont prises en compte par une banque, que si elles sont définitives. Là encore elles sont non-imposables et ne peuvent donc pas être saisies en cas de défaut de paiement. Toutefois les indemnités journalières liées à un accident du travail sont prises en compte.

Pour info : les indemnités journalières pour les professionnels libéraux en arrêt de travail sont entrées en vigueur au 1er juillet 2021.

Les allocations familiales pour obtenir un prêt immobilier

Les allocations familiales peuvent peser dans l’étude de la capacité d’emprunt d’un ménage. Mais elle cessent d’être perçues dès lors que les enfants ont quitté le foyer fiscal. Les banques les prennent donc en considération en fonction du temps qui sépare leur 18e anniversaire de la fin des remboursements.

On notera que les mensualités d’un crédit immobilier sont à taux fixe, les échéances restent donc les mêmes au fil du temps. En revanche les allocations familiales augmentent plus ou moins en fonction de l’inflation. Ainsi l’effort mensuel de l’emprunteur diminue au fur et à mesure que le temps passe.

Les premières années sont donc les plus difficiles, mais ce sont justement celles durant lesquelles les allocations familiales viennent épauler le budget des emprunteurs. Les banques le savent, elles en tiennent compte dans leurs estimations.

Fabien Belleinguer
Fondateur, administrateur et éditeur du site emprunter–malin.com, titulaire d'un bac de comptabilité (G2) obtenu en 1987. Blogueur sur les thèmes de l'argent et des assurances des particuliers depuis 2012, je choisis mes sources pour la pertinence de leurs chiffres et les analyse en toute indépendance. Pour les prix de l'immobilier : notaires, baromètre LPI SeLoger, baromètre FPI. Pour les taux des crédits : Banque de France, observatoire CSA/Crédit Logement. Si vous avez des questions, contactez-moi.
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